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Amélie Nothomb, Éric-Emmanuel Schmitt — bienvenue à MaBiblioNumérique

February 1, 2016 | Patrick | Comments (2) Facebook Twitter More...

MaBiblioNumériqueAvez-vous déjà découvert MaBiblioNumérique, notre nouvelle plateforme pour télécharger des livres numériques en français? Lancé en mars 2015, MaBiblioNumérique a transformé notre collection avec ce format populaire, grâce à sa sélection sans précédent de nouveautés canadienne-françaises. La collection est maintenant trois fois plus grande qu'au début de l'année, et contient la meilleure littérature contemporaine du Canada ainsi qu'un échantillon important de livres documentaires.

Or, 2016 débute avec une autre excellente nouvelle pour les lecteurs et lectrices des livres numériques : les œuvres des Éditions Albin Michel seront désormais disponibles de MaBiblioNumérique. Grande maison d'édition française, Albin Michel est l'éditeur des écrivains à succès Amélie Nothomb, Éric-Emmanuel Schmitt, Pierre Lemaître, Katherine Pancol, Stephen King, et Mary Higgins Clark, pour en énumérer que quelques-uns. La participation de cette maison d’édition à cette plateforme est donc un grand pas en avant pour la collection.

Le crime du Compte Neville d'Amélie Nothomb Pétronille d'Amélie Nothomb La nuit de feu d'Eric-Emmanuel Schmitt Le poison d'amour d'Eric-Emmanuel Schmitt

 L'effet papillon de Jussi Adler Olsen  Dossier 64 de Jussi Adler Olsen Mr Mercedes de Stephen King Au-revoir là-haut de Pierre Lemaitre
Toute la lumière que nous ne pouvons voir d'Anthony Doerr
Muchachas 1 de Katherine Pancol Muchachas 3 de Katherine Pancol Jules de Didier van Cauwelaert
 
Alex de Pierre Lemaitre Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam Dans le grand cercle du monde de Joseph Boyden L'affaire Cendrillon de Mary Higgins Clark

Visitez MaBiblioNumérique aujourd'hui pour trouver toutes les nouvelles acquisitions, d'Albin Michel et de maintes autres maisons d'édition. Pour plus de renseignements sur ce service y compris des renseignements pour divers appareils, veuillez naviguer à la page d'aide générale de la plateforme. Ne vous gênez pas non plus de contacter Answerline TO ou la succursale près de chez vous si vous avez des questions.

Les romans policiers : mes premiers pas

January 16, 2016 | Patrick | Comments (0) Facebook Twitter More...

Tel que nombreux bibliothécaires, je lis constamment. En ce moment, une dizaine de romans empruntés sont parsemés partout dans mon appartement; au moins un à la portée de la main, en fait, peu importe où je m'assieds. Ce qui m'est coutume... Cependant, malgré mon caractère de liseur vorace, je connais mal les polars ou romans policiers. Vu la popularité du genre, j'estime cette lacune inacceptable, et donc a pris la résolution de combler ce manque en 2016.

Heureusement, nos nouveaux polars me donnent pas mal de sélection, car nous avons acheté des exemplaires tout au cours de l'année. Plusieurs parmi eux me sautent à l'œil, des œuvres d'auteurs chevronnés et de talents nouveaux; certains de chez nous—

Usage de faux de Sylvie-Catherine de Vailly Six minutes de Chrystine Brouillet L'heure sans ombre de Benoit Bouthillette Le mauvais côté des choses de Jean Lemieux

—autres de la France et la Francophonie—

La mort au festival de Cannes de Brigitte Aubert Maman a tort de Michel Bussi Lontano de Jean-Christophe Grange Tromper la mort de Maryse Rivière

—voire des polars en traduction.

La piste noire de Asa Larsson Macabre retour de Kathy Reichs Un long retour de Louise Penny Les nuits de Reykjavik de Arnaldur Indridason

Comme point de départ, je vais commencer par deux recueils récents, Crimes à la librairie et Crimes à la bibliothèque. Deux ouvrages québécois, ils offrent des nouvelles inédites d'une gamme d'auteurs contemporains; toutes axent sur un crime commis dans le lieu précisé par le titre. J'y vois une introduction idéale au genre, une façon de goûter une diversité de styles, et un moyen d'identifier mes prochaines sélections. À voir quels écrivains seront mes prochains coups de cœur! 

Crimes à la bibliothèque Crimes à la librairie

Vivre avec toi

January 5, 2016 | Louis | Comments (0) Facebook Twitter More...

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Serge Fiori - Serge Fiori

À mon ordinateur, un après-midi d'été, la fenêtre ouverte, chaleur, souffle du vent, Fiori chante le monde est virtuel et des accords émergent de l'intangible, des sons qui me ramènent vingt ans auparavant, chez mes parents, les disques d'Harmonium, les odeurs d'un spaghetti maison, les jappements de mon chien, mon frère couché sur le divan qui lit Jules Verne, et ma mère qui crie, les gars, pouvez-vous mettre la table?

 

 

 

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 Sur la Terre - Pierre Flynn

Quelques jours avant le 50e anniversaire de mariage de mes parents, je marche sur Yonge vers Eglinton, des rafales de feuilles me fouette le visage, j'écoute la chanson 24 secondes et je me sens soudainement tout ému, je pense à mes parents, à ma femme, je sais que Flynn a raison et qu'on perd toujours le temps, qu'on se perd dans le temps, et combien de temps avant..., que faire, que faire pour le ralentir, ce vilain temps?

 

 

 

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Si l'aurore - Marie-Pierre Arthur

Il y a dix minutes que je conduis nord sur Woodbine, un dimanche ensoleillé, ma femme est déjà endormie sur le siège avant, je jette un coup d'oeil au rétroviseur, mon fils a encore les yeux ouverts, petit sourire moqueur qui dit si tu penses que je vais faire ma sieste si vite que ça!, Marie-Pierre chante et enchante, je tourne sur le Danforth et la musique est merveilleuse, si elle chantait en anglais elle serait déjà un triomphe, feu rouge, je lève les yeux et mon fils dort en ronflant, je suis heureux.

 

 

 

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Temps bipolaire - Navert

Ces soirs, vous connaissez?, ces soirs où nos vies nous semblent artificielles, fades, de douloureuses moqueries, et le vin n'enseigne rien, les conversations ne sont que des embuscades, affaissé sur le divan, les yeux dans le vide, on écoute et on se laisse bercer, la musique coule entre nos synapses comme un sirop d'érable couché sur la glace qui se fige et devient la plus douce tire jamais consommée...

 

 

 

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Mille éclairs - Baden Baden

À mi-chemin entre la ville et Centre Island, la brise est délicieuse quand l'humidité de l'été est sans relâche, tu te retournes vers la ville et tu vois cette incroyable chose qu'on nomme Toronto et tu insistes pour que ton fils identifie la Tour CN et le Skydome, c'est sa ville natale après tout, et tu penses que tes grands-parents sont venus ici pour la première fois à cinquante ans, auraient-ils imaginé que leur arrière-petit-fils verrait le jour à l'hôpital St-Michael's, que son français ne soit pas chose acquise?

 

 

 

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Octobre - Les Cowboys Fringants

Sur la 401, retour de Montréal, le coeur gros parce que c'est dimanche et que demain c'est le travail, et quand les guitares commencent, quand le violon chante, quand la batterie et la basse embarquent, et quand les instruments à vent s'éveillent, l'euphorie me serre la gorge, j'ai le désir de foncer, ne jamais m'arrêter, je me retourne et je regarde mon fils avec le plus grand des sourires et je lui dis, eille, tu chantes pas?!

 

 

D’amour et de turbulences, « Scribare, Art poétique », inédit

December 21, 2015 | Gaston | Comments (0) Facebook Twitter More...

Gaston TremblayMa résidence à la bibliothèque de référence est terminée. J’aimerais remercier tous ceux qui m’ont accueilli à Toronto et tous ceux qui ont participé aux évènements. Plus particulièrement, je remercie Rosa, Monika, Céline et Peter et tous les écrivains qui ont soumis leur manuscrit.

My residency at Toronto Reference Library has come to an end. I would like to thank all the people who welcomed me in this fine institution and all the participants in the events. Especially, I would like to offer my thanks to Rosa, Monika, Céline and Peter and all the writers who submitted their manuscripts.

 

 

ART POÉTIQUE
Pour Philippe

Depuis ce temps-là… il marche
Dans ses propres pas
En boucle fermée, tel qu’il a été conçu
Comme si sa vie était un rêve devenu réalité

Since the dawning of time… he walks
In his own footsteps
In a perfect bow, as he was conceived
As if his life was a dream becoming reality

Depuis le temps de l’écriture… il retourne
Dans ses propres pas
Pour réviser tout ce qu’il a déjà vécu
Comme si son destin était un rêve infini

Since the dawn of writing… he returns
In his own footsteps
To revise all that he has already lived
As if his destiny was an infinite dream

De rafales en rafales
Dans l’aveuglement du blizzard
L’enfant pose ses pieds devant lui…
Ses galoches de caoutchouc brun
S’enfoncent dans l’évanescence de ses empreintes

From a flurry to a gust
In the blinding blizzard
The child puts a foot in front of the other
His soft brown rubber boots sinking
In the evanescence of his own footprints

Depuis lors, le temps qui passe et repasse
Se mesure à la profondeur
De ses traces dans un champ de neige
Comme dans le vif de la chair de cette page

Since then, time passes and passes again
And it is measured at the depth
Of his footprints in a field of snow
Like the words carved in the living flesh of this page

Et au-delà de ses pas, peu importe
Que la ligne de son sentier s’estompe
Car avec les aurores boréales comme guide
Il n’y a que le Nord et le Cœur de son Inukshuck.

Beyond his lively words and steps, no matter
That the lines of his trail are fading
With the Aurora Borealis as his guiding light
The heart of his Inukshuck is the True North of his life

 

 

Anne, la tigresse, et la paix

December 13, 2015 | Louis | Comments (0) Facebook Twitter More...

Paris metro

C'était un couple, un jeune homme, une jeune femme, fin vingtaine, ou début trentaine. Sauvagement détruit à Paris. Comme ça, payant un prix sans vraiment comprendre pourquoi.

 

Je ne m'en souvenais plus. La première lecture, à l'hiver 2000, avait été frénétique, sous l'influence d'une obsession vis-à-vis d'Anne Hébert. Je lisais tous ses romans, un après l'autre, comme on se doit de goûter à tous les plats d'un banquet exquis. Je l'imaginais assise dans sa petite cuisine de son appartement parisien, écrivant de toute sa concentration des poèmes et des romans juste pour moi, pour une âme comme la mienne.

Anne Herbert

(Anne, qu'aurais-tu fait du 13 novembre?)

Heloise

J'ai terminé ma deuxième lecture d'Héloïse dans le métro, entre Lawrence et York Mills, quelques jours avant le 13 novembre. Le wagon roulait dans la partie la plus noire du tunnel. Je me sentais dans le roman, j'attendais subitement l'apparition d'une jeune femme éblouissante à peau plus que blanche.


Allegory of Vanity, Trophime Bigot
                  Allegory of Vanity, Trophime Bigot (1579-1650)

 

Comme elle est sournoise et imprévisible, la Mort.

Le soir du 13, vers huit heures et quart, au milieu de notre routine pour coucher notre fils, entre le brossage de dents et les histoires avant le dodo, ma femme lève les yeux de son cellulaire et m'annonce, "il se passe quelque chose de terrible ce soir à Paris."

Elle me donne quelques détails. J'ai le creux dans le ventre. Le vertige qui survient quand le coeur refuse de croire que cela est vrai.

Je tiens bien fort la main de mon fils. Nous marchons à sa chambre. Ce soir-là, nous lisons Le prince tigre de Jiang Hong Chen. C'est l'histoire d'une tigresse qui devient folle et furieuse suite à l'extermination de ses petits par les chasseurs d'un royaume chinois. Elle attaque les villages, tue sans merci, se perd dans un délire de revanche. Le roi et la reine du royaume veulent arrêter ces massacres. Ils se font dire que la seule solution est de sacrifier leur fils unique, de l'offrir à la tigresse...

 

(Je vous laisse découvrir ce qui, merveilleusement, arrive ensuite.)

Prince tigre

 

Très tard dans la nuit, des heures après que mon fils s'est couché, cherchant moi aussi le sommeil qui n'arrive pas, observant la danse des lumières de rue sur le plafond, ma femme se retourne et se colle contre moi. Soudainement, je sens les petits coups venant de son ventre, des petits pieds ou des petites mains qui s'agitent dans le cosmos de l'utérus. Notre deuxième s'éveille; une nuit blanche avec son papa. Une douce nuit de paix que je ne tiendrai plus jamais pour acquise.

 

De la nécessité d’écrire II: Voyage dans le temps

December 7, 2015 | Gaston | Comments (0) Facebook Twitter More...

Gaston TremblayIl y a des évènements qui nous traumatisent ; tellement que plusieurs années plus tard on sent le besoin de tirer les choses au clair, si ce n’est que pour continuer à cheminer sur notre ligne de vie.

Le suicide de mon ami Paul-André et, surtout, celui de mon fils André sont de tels évènements.

J’ai longtemps cru que l’artiste était un être incomplet, une figure géométrique ouverte sur l’infini et l’éternité plutôt qu’un objet figé et refermé sur lui-même. Ainsi, son œuvre témoignerait de ses tentatives de tirer des lignes entre les points de l’œuvre inachevée qu’il croit être.

Rester ouvert sur le monde, sur l’infinité du possible, est un exercice dangereux : d’une part, il y a la voie de l’éclatement qui donne sur le néant et, d’une autre part, le chemin vers la finitude et l’inéluctable, vers la mort en nous. Il n’y a que le voyage et les traces de ce dernier qui soient réels : nos enfants et nos œuvres nous projettent dans le futur. Voir mourir son enfant, c’est mourir et survivre en même temps.

Dernièrement, pour moi, c’est la plénitude, une quasi-complétude qui s’impose ; j’ai nettement l’impression d’être abouti, d’être ce que j’ai toujours voulu être ou ce que j’ai toujours voulu être. Je ne suis pas pour autant complet, ma très grande peine, ma solitude et mon œuvre en témoignent.

Un de mes amis a fait dire ceci à un de ses personnages : « L’être humain n’est sincère qu’à travers le sexe et seulement s’il s’y abandonne complètement, le reste du temps, il n’est que superficialité, artifice et faux-semblant… » Le personnage de Thibault est un jeune homme en mal d’amour, un adolescent qui passe à l’action, ne serait-ce que pour assouvir sa soif de tendresse et satisfaire son appétit animal. Ce qui a retenu mon attention, c’est que l’on peut remplacer le mot sexe par le mot musique, par exemple, qui serait le mot de mon ami Paul-André. On entre alors de plain-pied dans un paradigme universel, une énigme qui a autant de déclinaisons qu’il y a d’individus.

Quel est mon mot ? Quel est le vôtre ? Musique, mathématiques, sexe, écriture, photographie, pouvoir, violence, argent, lecture, famille… Pour lequel vivez-vous ?

Il me semble que la réponse est tout à la fois inconséquente et essentielle… Non, absolue, car mon ami Paul-André était menteur, Dieu qu’il était menteur, mais sa musique était sublime. Malheureusement, mon fils s’est refermé sur lui-même, sur sa douleur, sur son mal à l’âme…

Dans le silence de ta mort

Il n’y a que noirceur et absence

Il n’y a que l’écho du silence

Et cette tristesse sans nom

Car nous sommes d’images et de poésies

Et l’écriture comme la musique et la photographie, sont pour moi des machines à voyager dans le temps.

Ceux qui aimeraient en savoir plus sur mes voyages dans le temps peuvent acheter mon roman, Le Grand Livre, chez leur libraire ou aux éditions Prise de parole. Le roman est aussi disponible à l’Internet et à la Bibliothèque publique de Toronto.


D’amour et de turbulences, poésies, Prise de parole, à paraitre au printemps 2016.

http://www.prisedeparole.ca/acheter-ce-livre-en-format-numerique/

Le grand livre      

 

De la nécessité d’écrire I

November 30, 2015 | Gaston | Comments (0) Facebook Twitter More...

Gaston TremblayJe ne saurais parler au nom de tous les écrivains, donc je me propose d’aborder cette question d’un point de vue tout à fait personnel.
Le lendemain de mon treizième anniversaire, je me suis retrouvé dans un collège classique sous la direction d’une trentaine de jésuites canadiens. J’étais un des plus jeunes, en fait, disons-le, j’étais trop jeune.
J’étais un enfant dans un monde d’homme de robe et d’adolescents survoltés, émotifs je n’arrivais pas à communiquer efficacement avec qui que ce soit, si ce n’est qu’en faisait des pitreries pour la galerie. Le destin est impitoyable et bien que j’étais « un petit enfant » en détresse, ni Jésus ni Dieu ne me répondait, mais les jésuites, eux, ne se gênaient pas de faire leur devoir d’état à grand coup de martinet. Aie !!! Que je les ai payées cher mes plaisanteries !


À bien y penser, ces farces plates, ces commentaires sarcastiques n’étaient que les cris de désespoir, des lapsus d’un petit garçon qui ne savait pas pourquoi il était là, pourquoi sa mère l’avait abandonné, pourquoi les prêtres le battaient avec une trop longue lanière de cuir polie, noire d’un côté et brune sang-de-bœuf de l’autre.


Au collège, l’écriture était appréciée, en français, en latin et à la rigueur en anglais. Je me suis mis à écrire des poèmes, l’écriture était alors une soupape, ma chambre de décompression, ma maison loin de celle de ma mère.


O nuit, que tu es noire
Toi qui aime boire
Tous mes espoirs
O nuit, que tu es noire


Une manière d’appréhender le monde en silence, de réconcilier mes sentiments à ma réalité et au besoin de les cacher dans un petit coffre secret, ou personne ne pourrait me les reprocher, me punir pour avoir osé penser de telles choses. C’est à ce moment-là que j’ai appris à verrouiller mes petites boîtes de vérité à double tour. Ce n’était pas des métaphores, c’était tout au plus des petites clefs, on n’a qu’à remplacer le mot « nuit » par « maman » pour entrer de plain-pied dans le monde d’un enfant de treize ans et quelques jours.


Il y a quelques années, lors de mes vacances annuelles au chalet de ma famille j’ai permis à mon fils de douze ans d’inviter un ami pour la semaine. C’était l’endroit idéal, pour les vacances de jeunes garçons : jungle dense, petite plage rocailleuse, petites îles dans la baie et un bateau avec un moteur de trois forces pour s’y rendre. Ils se sont amusés pendant quelques jours et quelques nuits de camping. Mais le petit copain qui devait partir pour le collège classique de Cornwall, apeuré par le grand départ qui s’approchait, s’est mis à s’ennuyer de sa mère. Malgré la plage, malgré le soleil et l’eau claire, le petit était coiffé d’un petit nuage gris, il avait la larme à l’œil. Tellement, que nous avons dû le reconduire à la maison. Triste histoire pour mon fils qui a perdu son ami en pleines vacances, et pour moi ce fut l’occasion de vivre un déjà vue et de comprendre in situ ce que j’avais vécu in vitro, dans un collège classique.


Pour ceux ou celle d’entre vous qui trouve cette histoire émouvante, j’ajoute que le petit camarade n’a pas eu à vivre ce que j’ai vécu, car ses parents l’on inscrit à l’école secondaire de son quartier pour quelques années, tout près de sa maman.


Pour ceux qui aimeraient en sur mes vacances au chalet ou sur mes aventures au collège peuvent commander mon recueil de poésies, Sur le Lac clair et mon roman Le Nickel Strange aux éditions Prise de parole. Les livres sont aussi disponibles à l’Internet ou à la Bibliothèque publique de Toronto.
http://www.prisedeparole.ca/acheter-ce-livre-en-format-numerique/

        Sur le lac Clair                                  Le Nickel Strange

 

 

 

 

Grand succès international des pianistes canadiens

November 2, 2015 | Peter K | Comments (4) Facebook Twitter More...

 

ChopinLe Concours International de piano Fréderic-Chopin s’est terminé extrêmement bien pour deux pianistes canadiens.

Charles Richard-Hamelin de Montréal est lauréat de la médaille d'argent et du prix Krystian Zimerman pour la meilleure interprétation d'une sonate.  

Yike (Tony) Yang de Toronto gagne le 5ème prix et le prix pour le plus jeune participant (il a 16 ans !).

 

Le Concours est l'un des plus anciens et le plus prestigieux de son genre dans le monde et a lieu tous les cinq ans. La 17e édition, qui s'est déroulée du 1er au 20 octobre à Varsovie, a réuni 78 participants de 20 pays.

Comme d’habitude, le concours était copieusement  diffusé par la télé et bien présent dans les journaux, ainsi que dans des expositions et des conférences qui lui ont été consacrées.

Cette année, l'événement a franchi les barrières géographiques et des décalages horaires, car toutes les étapes du concours étaient disponibles grâce à une plateforme de diffusion en direct « YouTube Live »  et grâce à l'application Android et Apple.  Il y a eu 250 000 de vues sur Chopin Institute Youtube Channel au cours du stade final. 

  

Le vidéo du Concerto pour piano nº 1 interprété par le futur vainqueur, le Sud-coréen Seong-Jin Cho, a été vue presque deux millions fois ! Une foule internationale d’amoureux de la musique, la plupart d'entre eux très jeunes, a suivi des épreuves du concours sur portables en téléchargeant des vidéos en direct ou après.   

Tout le monde est convaincu que le niveau de la compétition a été très élevé. Les noms des favoris, différents à chaque étape, ont été communiqués rapidement dans la salle de concert, dans les médias et sur le net. 

 

Le jury de 17 personnes, composé principalement des pianistes de concert de grande renommée, dont de nombreux anciens lauréats du même concours, inévitablement attendait quelque chose de plus que l'exécution impeccable de la partition musicale. 

Charles Richard-Hamelin excellait dans cet environnement et dès le début il était considéré comme l'un des principaux aspirants au premier prix. Son interprétation de la Sonate en si mineur Op. 58 a été jugée techniquement impeccable et révélatrice au niveau de toutes les nuances de la musique de Chopin. 

 

 

Après avoir remporté le 2e prix, il a été inondé d'invitations de partout dans le monde et aura certainement du mal à trouver une journée libre à son calendrier pour un nouvel engagement. 

Deux pianistes canadiens étaient séparés par deux Américains.

Kate Liu a été remarquée par le public dès le début grâce à sa personnalité et ses interprétations poétiques et spontanées, montrant en même temps sa capacité de modération qui se révélait surtout dans l’utilisation du silence dans les mazurkas dont l’exécution lui a valu le prix spécial. 

  

Eric Lu, selon les critiques, offre un superbe son et un contrôle total de la synchronisation. Sa capacité de trouver des vibrations faisant songer au piano de l’époque de Chopin était surtout frappante dans ses interprétations des nocturnes.

 

Et enfin Yike (Tony) Yang, qui, malgré son très jeune âge, a stupéfié tous avec ses compétences techniques et la fraîcheur des son jeu. Il a été invité, avec les cinq autres lauréats du prix, à une tournée dans le cadre duquel il jouera, accompagné par l'Orchestre philharmonique de Varsovie, dans de nombreuses villes, y compris Tokyo et Séoul.

 

La Bibliothèque publique de Toronto possède une vaste collection de musique de Chopin enregistrée par un grand nombre de pianistes renommés, y compris, très bientôt, l’enregistrement par Richard-Hamelin sorti chez la maison de disques  Analekta cette année. On vous offre aussi la collection audio disponible via Naxos Music Library

La bibliothèque, en particulier la Bibliothèque de référence de Toronto vous invite à emprunter notre collection de partitions musicales ainsi que des volumes qui comprennent la musique de Chopin. Même les lecteurs les plus exigeants vont apprécier nos collections de livres sur la vie et la musique de Chopin, avec plusieurs titres en français.

Pour plus d'informations sur nos collections et nos services, veuillez contactez votre bibliothèque locale, inscrivez-vous sur notre site ou, mieux encore, venez nous rendre visite.

Connaissons-nous vraiment Violette Leduc ?

October 23, 2015 | Peter K | Comments (0) Facebook Twitter More...

Violette Leduc - portraitQuand en novembre 1945 des extraits de « l’Asphyxie » de Violette Leduc paraissaient dans Les Temps modernes grâce à la recommandation de Simone de Beauvoir, l'audience littéraire, fatiguée de la guerre qui venait de se terminer, n'était pas encore en mesure de faire face à de nouveaux efforts artistiques. 

Malgré ces obstacles, le début de la relation entre Violette et Simone a déclenché une carrière littéraire extraordinaire.

 

Le film de Martin Provost « Violette » est remarquablement précis à cet égard.  Il est plus qu’un film d’époque, avec tous les acteurs qui réalisent des interprétations extraordinaires.  Ils ont réussi une ressemblance étonnante avec les personnages qu'ils interprètent – et ceci est vrai non seulement pour Emmanuelle Devos et Sandrine Kiberlain, mais aussi pour tous les autres. Violette- film cover

 

Le film est essentiellement centré autour du personnage de Violette Leduc. On y voit une chaine de situations et de lieux qui montrent des facettes différentes de sa vie.  Martin Provost projette sur nous les craintes et les désirs existentiels d'une jeune femme. Certaines images sont très fortes, il faut les voir. 

 

 

 

L’image de Violette, chômeuse ou faisant du marché noir pendant l'occupation, souvent affamée est soucieuse d'écrire son premier livre. 

Depuis toujours, un profond sentiment d’être rejetée par son père - une cause de conscience brûlante qui s'était manifestée dans son écriture avec une force très intense, particulièrement dans « La Bâtarde ».

                      Therese et Isabelle         La Batarde Ravages

Ses parcours et ses amours avec les femmes et hommes, en particulier ses écrits sur la relation entre deux femmes, intimes et personnelles, ont été censurés, refusés d’être publiés et, enfin, très difficilement acceptés par des maisons d’éditions à cause de sa volonté de parler de la sexualité de la femme avec une voix de femme.

Elle restera à jamais une écrivaine d’une extrême sensualité et profondément poétique, avec la volonté d’être complètement libre à tout prix, toujours très directe et personnel, « l’emmerdeuse » selon Jean Genet. 

Finalement, Violette Leduc a établi son refuge à Faucon, village au pied du Mont Ventoux, pour assurer l'indépendance artistique et l'autonomie.  Elle dit : 

     

Nous avons plusieurs titres de Violette Leduc disponibles dans nos collections.  Et bientôt, nous allons ajouter d’autres livres de l’écrivaine, ainsi que des ouvrages qui lui ont été consacrés.

« Violette » est l'un des films qui seront projetés dans le cadre de la série "Après-midi au cinéma" qui aura lieu dans la Bibliothèque Centrale de North York et dans la Bibliothèque de référence de Toronto.

Chaque film sera suivi d'une discussion avec Marcelle Lean, directrice de Cinéfranco.

La projection du film « Violette » aura lieu le samedi 14 novembre à 13h à la Bibliothèque de référence de Toronto.

Tout le monde est bienvenu.

Les finalistes aux Prix littéraires du Gouverneur général de 2015

October 7, 2015 | Patrick | Comments (0) Facebook Twitter More...

Le Conseil des arts du Canada vient d'annoncer les finalistes aux Prix littéraires du Gouverneur général. Les prix récompensent les meilleurs livres canadiens de l'année, en plusieurs catégories.

Voici les sélections pour le meilleur roman canadien-français de 2015:  

À la recherche de New Babylon de Dominique ScaliLa fabrica de Maryline Fortin Sèna de Françoise de Luca Six degrés de liberté de Nicolas Dickner Traité des peaux de Catherine Harton

À la recherche de New Babylon de Dominique Scali
La fabrica de Maryline Fortin
Sèna de Françoise de Luca
Six degrés de liberté de Nicolas Dickner
Traité des peaux de Catherine Harton

La comité d'évaluation annoncera le lauréat ou lauréate le 28 octobre. Entre-temps, vous trouverez les palmarès et finalistes des années récentes par ici.

Bienvenue sur le blogue en français de la bibliothèque publique de Toronto. Vous y trouverez de l’information sur les programmes, collections et services en français dans vos bibliothèques, ainsi que sur les événements dans la communauté et des nouvelles de la Francophonie.