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MaBiblioNumérique à la bibliothèque publique! Téléchargez des livres en français gratuitement

March 23, 2015 | Patrick | Comments (0) Facebook Twitter More...

La Bibliothèque publique de Toronto vient de lancer MaBiblioNumérique, une plate-forme pour télécharger des livres numériques en français gratuitement.

La page d'accueil de MaBiblioNumérique

Vous y trouverez des livres pour les enfants, ados, et adultes, de la littérature ainsi que des œuvres documentaires. Jusqu’à 10 livres peuvent être empruntés en même temps; à l'instar de nos livres en papier, la période de prêt est de 21 jours. Or, nos livres numériques disparaîtront d’office à la date d'expiration: c'est donc impossible d'encourir des amendes.

Voici ce dont vous avez besoin pour utiliser MaBiblioNumérique :

1. Une carte de bibliothèque de la Bibliothèque publique de Toronto.

2. Un identifiant Adobe, disponible gratuitement de leur site web.

3. Un logiciel gratuit spécifique à votre appareil.

Lirez-vous avec un ordinateur ou Kobo? Veuillez installer Adobe Digital Editions.  

Votre appareil est un Sony eReader? Vous avez besoin de  l'application Reader de Sony.

Vous utiliserez un Android, un iPhone ou un iPad?  Ici, il y a deux consignes. En premier, prière de télécharger l’application Bluefire Reader. Ensuite, avant d'ouvrir un livre téléchargé de MaBiblioNumérique, précisez que vous aimerez utiliser l'application Bluefire Reader, et non pas l'application OverDrive.

Avec les iPads, ouvrez les livres avec Bluefire Reader, et non pas OverDrive
Passé ces préliminaires, il ne restera qu’à trouver de quoi lire. La sélection ne vous laissera pas sur votre faim:

      Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier La nageuse au milieu du lac de Patrick Nicol  La peur du loup-Tome 1 d'Annie Lemieux-Gaudrault Terminus radieux d'Antoine Volodine
     Amos Daragon-Trilogie 1 de Bryan Perro La vie compliquée de Léa Olivier de Catherine Girard-Audet C'est la faute à Ovechkin de Luc Gélinas Gare au Lou d'Émilie Rivard
     Des zesty de bons petits plats d'Erwan Gire Le cerveau en 30 secondes d'Anil Seth Montcalm et Wolfe de Roch Carrier Préparer sa retraite de Rémi Maillard

Avez-vous des questions? Vous trouverez des guides bilingues pour tous les appareils sur la page d’Aide générale de MaBiblioNumérique. Et ne vous gênez pas non plus pour contacter Answerline, ni votre bibliothèque locale.

En jouant, il me sauve

March 15, 2015 | Louis | Comments (0) Facebook Twitter More...

FullSizeRenderJ'ai vécu des périodes de grande solitude au début de ma vingtaine. J'étais étudiant dans une ville où je connaissais peu de gens. Je passais mon temps à lire et à flâner, et ces activités ne m'encourageaient point à socialiser.

Au creux de mes plus pénibles solitudes, un homme m'a souvent consolé, m'a offert le rappel de ce qu'il y a de plus beau dans la vie. Je lui dois une immense reconnaissance.

Nous ne nous sommes jamais rencontrés. Je sais à peine à quoi il ressemble, ayant vu une ou deux de ses photos. Nous ne nous sommes jamais parlé, jamais écrit. Il ne sait même pas que j'existe.

Mais il a joué pour moi. Il joue, à n'importe quelle heure, n'importe qu'elle saison, n'importe qu'elle situation, pour moi et mon âme.

Si vous avez été étudiant (avec peu d'argent en poche!) à la fin du 20e siècle, et si vous avez acquis des disques de musique classique avant l'ère du "streaming", vous avez sans doute découvert la maison de disque Naxos. Et si vous achetiez Naxos et aimiez la musique classique pour piano, vous avez certainement rencontré Jenö Jandó.

Pianiste hongrois ayant enregistré plus de 40 disques pour Naxos, Jenö Jandó est un des piliers de cette maison de disques. Son nom est synonyme de qualité, d'expertise, d'émotions. Un disque mérite d'être écouté si son nom est affiché sous le nom du compositeur.

Certains diront qu'il y a de bien meilleurs pianistes. Qu'il ne joue pas avec perfection certains compositeurs. Ils ont probablement raison, ces experts.

Mais pour moi, Jandó reste mon préféré. Il n'a pas besoin d'être parfait, ni une vedette comme un Lang Lang. Il a été là dans les moments sombres de ma vie et il est toujours là quand j'en ai besoin.

Si vous vous sentez seul, ou si vous adorez la musique classique pour piano, découvrez ces merveilleux disques de Jenö Jandó en passant par la bibliothèque numérique de Naxos (Naxos Digital Library), disponible gratuitement avec votre compte de la bibliothèque.

Voici quelques suggestions :

Bach / Well-Tempered Clavier Book 1 Haydn / Complete piano sonatas Liszt / Transcendental Studies Schumann / Piano works (Papillons, Carnaval) Grieg and Schumann / Piano concertos Beethoven / Piano sonatas volume 4

Mozart / Piano sonatas volume 1 Kodaly / Music for Cello, Volume 2 Bartok / Mikrokosmos (complete) Liszt / Hungarian Rhapsodies, volume 1 Brahms / Clarinet trios and clarinet quintet Dohnanyi / Sonata for cello and piano Haydn / Seven last words of our saviour on the cross (piano version) Mussorgsky / Pictures at an Exhibition


Je vous souhaite de belles découvertes!

Des romans pour célébrer la Semaine de la Francophonie

March 5, 2015 | Patrick | Comments (2) Facebook Twitter More...

Du 20 au 28 mars, Toronto va célébrer la Semaine de la Francophonie, un festival de la culture francophone. Des programmes auront lieu à de nombreux organismes culturels – certains sont payants, mais pour la plupart les programmes sont gratuits. La bibliothèque participera aussi : Pinocchio dans ma valise, un spectacle familial gratuit, sera monté à la Bibliothèque centrale de North York dimanche 22 mars, 14 h, dans l’auditorium.

Pinocchio dans ma valise

Aimeriez-vous ajouter une dimension littéraire à vos célébrations?

En 2014, le Prix des Cinq Continents de la Francophonie a été attribué au journaliste algérien Kamel Daoud pour Meursault, contre-enquête. Ce premier roman raconte l’histoire du frère de l’Arabe, tué dans L’étranger de Camus. Le Prix Femina a aussi été remporté par une œuvre francophone, Bain de lune. Yanick Lahens, une écrivaine chevronnée, y présente le conflit entre deux familles dans son Haïti natal.

Cependant, des romans francophones figurent régulièrement dans nos nouvelles acquisitions – pas seulement des lauréats! Voici un échantillon d’autres œuvres remarquables, récemment acquises :

  • Ce que murmurent les collines, un recueil de nouvelles de la romancière rwandaise Scholastique Mukasonga;
  • Dans la gueule de la bête, l’histoire d’une jeune fille juive cachée en Liège pendant la deuxième guerre mondiale, mise en scène par l’auteur belge Armel Job;
  • Mes contes de Perrault, du grand écrivain marocain Tahar Ben Jelloun, qui installe dix contes de Perrault dans un contexte arabe ;
  • Tram 83, premier roman du congolais Fiston Mwanza Mujila, qui plonge le lecteur dans la langue et l’énergie de sa patrie;
  • La Trinité bantoue, de l’auteur camerounais Max Lobe, récit d’un Bantou installé en Suisse, face au chômage, à la mortalité, et aux problèmes sentimentaux;
  • Voyageur malgré lui, où Minh Tran Huy raconte le drame d’une famille vietnamienne bousculée par l’Histoire, inspiré par ce que la sienne a vécu.

Je vous souhaite une excellente Semaine de la Francophonie !

Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud  Bain de lune de Yanick Lahens Ce que murmurent les collines de Scholastique Mukasonga Dans la gueule de la bête d'Armel Job
Mes contes de Perrault de Tahar Ben Jelloun Tram 83 de Fiston Mwanza Mujila Trinité bantoue de Max Lobe Voyageur malgré lui de Minh Tran Hui

Houellebecq : honnêteté et sincérité

February 19, 2015 | Louis | Comments (4) Facebook Twitter More...

Houellebecq plate

Michel Houellebecq me donne l'impression d'un grand frère.

J'ai souvent de la difficulté à le prendre au sérieux, comme un grand frère qui dit des vulgarités pour faire rire, qui scandalise les adultes par son manque de tact, de neutralité, qui prend plaisir à dire des vérités odieuses. Un grand frère qui a vu beaucoup plus de choses que moi, et qui peut adopter une vision blasée et cynique du monde sans paraître faux, ridicule.

Et précisément, parce qu'il a vu et comprit bien des choses en ce monde, je lui dois le respect qu'on montre envers un grand frère, surtout un grand frère prêt à partager les richesses de ses observations. Je les prends avec un grain de sel, mais je veux les entendre tout de même. Qui sait? Peut-être que le grand frère a raison?

Allez-vous lire Soumission, le dernier du grand frère? Il semble que la France entière se croit obligée de le lire (même François Hollande a avoué qu'il le lirait prochainement, qu'il doit le lire). Je l'ai terminé il y a quelques jours et j'y pense encore beaucoup.

Loin de moi de vous influencer avec ce blogue, de vous dire si oui, c'est un incontournable, ou non, c'est de la pourriture.

Étant donné la tempête médiatique qui a accompagné la sortie du livre (causé en grande partie par les évènements horrifiques aux bureaux de Charlie Hebdo), vous savez sans doute les thèmes principaux du livre, ou au moins son idée principale : l'élection démocratique d'un parti musulman en France et ce qui s'ensuit à tous les niveaux de société.

On parle de "fable" dans la veine d'un 1984. Houellebecq nie tout engagement politique, et repousse l'accusation qu'il aide, directement ou indirectement, à légitimer les craintes des partis d'extrême droite en France. Ce n'est qu'une fiction qui ose considérer ce qui semble impossible, effrayant pour beaucoup de monde, qui expose un racisme bien trop évident dans les relations entre Français et musulmans.

C'est un livre à thèse, un livre qui nous force à prendre position. Cela en soi est rafraichissant, étant donné la grande majorité des livres publiés ces temps-ci qui ne cherchent qu'à divertir, qu'à être beau, bon, banal.

Ultimement, je parie que votre opinion du livre sera determinée par votre perception de Houellebecq lui-même.

Il sera question de la différence entre l'honnêteté et la sincérité. Accepterez-vous l'honnêteté du texte, sa lumière crue et clinique illuminant la vulgarité, la solitude, et l'angoisse de nos vies en sociétés occidentales contemporaines?

Et accepterez-vous surtout la sincérité de Houellebecq de jouer avec ces idées provocantes pour des gains philosophiques et littéraires seulement? Pas par désir de choquer les bourgeois et faire frémir les xénophobes, au grand bénéfice des ventes?

Comme un grand frère qui raconte des escapades inventées à son petit frère, je ne doute pas de l'honnêteté des actes et des circonstances que décrit Houellebecq dans son livre (le monde est comme il est, après tout, aucun besoin de se mettre la tête dans le sable). Mais j'ai mes doutes quand à la sincérité du raconteur. Je crois que mon grand frère aime faire penser par-dessus tout. Qu'il veut nous faire penser autrement, et à des choses que nous préférons ignorer.

Et c'est peut-être ça, en fin de compte, le plus grand avantage d'avoir un grand frère comme Houellebecq.

*

La marque Modiano

October 15, 2014 | Louis | Comments (0) Facebook Twitter More...

Avec un Modiano en Folio dans ma poche, je peux traverser toutes les villes du monde, je peux vaincre la nuit. Il est là, médicament de 200 pages, cigarettes à souvenirs, flacon de mélancolie.

  Paris

Modiano -- ce n'est pas une vingtaine de romans, c'est un crépuscule, un effort contre l'oubli, une lassitude envers la folie du monde. Ce sont des paroles chuchotées à la pénombre, une narration intime d'un journal privé, des souvenirs qui n'ont plus d'impact, plus d'importance.

  Paris

On aime Modiano comme on s'éprend d'un vieux café dans un coin négligé de la ville, comme on aime une peinture d'un artiste anonyme, comme on revient auprès d'un lac, d'un gîte, d'une forêt qui ne sont sur aucune liste des choses à voir.

  Paris

Modiano, c'est une marque. C'est une des grandes accusations de ses détracteurs -- il ne fait qu'écrire le même livre. Justement, en voilà sa beauté, son mérite, notre impression de le retrouver et de se retrouver chaque fois qu'on commence un de ses romans et que nous replongeons dans cette atmosphère si unique à lui.

  Paris

La marque Modiano : celle qui marque ses lecteurs tout autant qu'une lecture de Proust, de Perec, de Gracq. Celle qui convertit de simples lecteurs en défenseurs du projet Modiano, projet littéraire de toute une vie, projet indifférent aux modes, à la renommée, à la critique. Projet qui semble une quête pour une forme spéciale de vérité, un refus d'oublier les négligés, les faibles, les innocents, les disparus.

  Paris

Bien sûr, il y a des Modianos préféré : Le Modiano du début, acerbe, accusateur, innovateur. Le Modiano de l'Occupation. Le Modiano de la guerre d'Algérie. Le Modiano des souvenirs. Le Modiano de la mélancolie. Le Modiano enquêteur des vies brisées par l'Holocauste. Le Modiano d'un Paris qui n'existe plus, qui n'a peut-être jamais existé. Le Modiano des romans où rien ne se passe, mais où l’on sent le passé qui nous frôle.

  Paris

Et à chaque effort de médiatisation, à chaque entrevue à la télévision où Modiano semble à bout de force, incapable de terminer ses phrases, où il n'arrive jamais à condenser son projet littéraire en platitudes, nous l'acclamons, nous le respectons de plus en plus. Comment exprimer la complexité de la vie, comment prétendre à une objectivité que nous n'avons pas? Modiano, humble et sincère, n'est chez lui que dans ses livres.

  Paris

Portez Modiano dans la poche de votre manteau. Laissez de côté vos Roth et Murakami. Lisez-le et soyez séduit.

 

Modiano, 1969 - photo de D.R.
Modiano, 1969 - Photo de D.R.

Les finalistes aux Prix littéraires du Gouverneur général

October 10, 2014 | Patrick | Comments (0) Facebook Twitter More...

Les finalistes aux Prix littéraires du Gouverneur général ont été dévoilés mardi 7 octobre.

Certains sont disponibles déjà aux succursales, les autres seront sous peu. Voici sont les finalistes au catégorie des romans français :

Bondrée d'Andrée Michaud C'est le coeur qui meurt en dernier de Robert Lalonde Le feu de mon père de Michael Delisle L'orangeraie de Larry TremblayPourquoi Bologne d'Alain Farah

Bondrée d'Andrée Michaud

C'est le coeur qui meurt en dernier de Robert Lalonde

Le feu de mon père de Michael Delisle

L'orangeraie de Larry Tremblay

Pourquoi Bologne d'Alain Farah

Le lauréat ou la lauréate sera annoncé le 18 novembre.

Apprentissage, élixirs, quêtes d’identités : Les nouveaux romans d’août 2014

August 11, 2014 | Patrick | Comments (2) Facebook Twitter More...

Joyeux août à toutes et à tous !


L’été jusqu’à présent s’avère peu avenant, avec la météo divisée entre froideur inattendue ou la pluie. Ceci étant, il y a beaucoup à apprécier parmi les nouveaux romans de l’été, même si le temps n’est pas de taille. Voici quelques exemples notables.


En finir avec Eddy Bellegueule d'Édouard Louis En finir avec Eddy Bellegueule est le premier roman d’Édouard Louis, qui raconte la découverte douloureuse de son homosexualité. La Picardie de son enfance était un milieu qui valorisait une masculinité violente et exagérée. Avec sa manière efféminée et ses pulsions homosexuelles, il provoquait la honte de sa famille et la raillerie des gens du coin. Cette œuvre d’autofiction est une lecture dure, mais forcément émouvante, et a fait de Louis un véritable phénomène littéraire en France.  


Métis Beach de Claudine BourbonnaisChez nous, Métis Beach est un premier roman qui a fait jaser les critiques, écrit par Claudine Bourbonnais. L’animatrice de Radio-Canada met en scène Romain Carrier, qui à dix-sept ans a fui son village gaspésien suite à une accusation fausse. Cinquante années plus tard, il est le célèbre scénariste Roman Carr, renommé pour sa série télévisée. Métis Beach raconte son parcours, un parcours qui est autant celui des États-Unis des années 1960 que le sien.


Made in Mauritius d'Amal SewtohulAmal Sewtohul utilise également le parcours de ses personnages pour examiner celui d’un pays, mais change le cadre des États-Unis à l’Île Maurice. Made in Mauritius est à la fois un voyage initiatique, historique et géographique, mené par un ‘anti-héros mémorable.’ Laval, fils d’émigrants chinois, voit le jour dans les années 1950 dans ce pays polyculturel. Ses aventures tumultueuses à travers les années vont dévoiler les espoirs et désillusions de sa génération. Le troisième roman de Sewtohul, Made in Mauritius lui a valu le prix des Cinq Continents 2013.


L'Élixir d'amour d'Éric-Emmanuel SchmittFinissons avec le nouveau roman d’Éric-Emmanuel Schmitt, L’élixir d’amour. Jadis amants, Adam et Louise se trouvent maintenant des milliers de kilomètres de l’un l’autre. Suite à une rupture dure, ils entament un débat dans leur correspondance : comment provoquer l’amour, et garantir une idylle. Saisissant dès la première page, L’élixir d’amour s’avère que Schmitt demeure un « observateur pertinent des caprices du cœur. »


Bonne lecture !

Des Cosmonautes à Chicoutimi-nord : les nouveaux romans adultes de juin 2014

June 13, 2014 | Patrick | Comments (2) Facebook Twitter More...

Bonjour à toutes et à tous !

 

Ayant presque fini mes sélections pour le mois de mai, je suis bien content que les nouveaux romans arrivent pour le mois de juin. Ci-dessous sont certains oeuvres notables de cette rentrée.


La déesse des mouches à feu de Geneviève PettersenLa déesse des mouches à feu est un récit de l’adolescence, telle qu’elle était vécue en Chicoutimi-nord, 1996. Geneviève Pettersen plonge ses lecteurs dans la vie de Catherine, face au PCP vert, le punk rock, des gars beaux comme dans les films, et les autres épreuves qui marquent ces années difficiles. Manié d’une langue claire et juste, qui donne l’impression d’y être (René Homier-Roy),  ce roman plaira à ceux qui aimeront revivre  « ce qu’il y avait de plus laid et de plus beau » de cette époque.

 

La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola LafonLa petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon traite également d’une fille de quatorze ans; or, lorsque Pettersen emploie sa propre vie pour son point de départ, Lafon s’inspire de l’histoire de Nadia Comaneci. Gymnaste aux jeux Olympiques de Montréal en 1976, la jeune Roumaine a obtenu une note parfaite pour sa performance. Mais dès ce moment, le régime Ceausescu voulait profiter de cette héroïne internationale, et sa vie n’était plus la sienne. Un roman avec des thèmes de taille, dont la structure –mi-chemin entre roman et entretien fictif- apporte « des nuances et de la profondeur. »

 

L'homme qui avait soif d'Hubert MingarelliL’histoire racontée par Hubert Mingarelli dans L’homme qui avait soif est tout à fait différente. À la suite de la reddition japonaise en 1945, Hisao retourne du combat.  Parmi ses biens, un œuf de jade, qu’il a prévu offrir à sa femme. Hisao ne s’est pas tiré de la guerre indemne, pourtant : une soif déraisonnée le tourmente, qui le séparera de son cadeau. La bataille de Peleliu se dessine alors qu’il coure après sa valise, la plus sanglante de la Guerre du Pacifique du côté américain. Un roman « où règnent subtilité et simplicité, »  selon La Presse, qui a beaucoup impressionné le chroniquer de Plus on est de Fous, Plus on Lit! 

 

Le rang du cosmonaute d'Olga Duhamel-NoyerTel que Mingarelli, Olga Duhamel-Noyer met en scène un personnage hanté par son passé dans Le rang du cosmonaute. Youri est anthropologue, qui s’installe au village de Bernard-Station pour écrire sa thèse. Très jeune, il y avait habité, jusqu’à ce que la violence de son père l’a forcé de la maison. Ils ne se sont jamais rapprochés, et son retour va forcer Youri d’affronter sa douleur. Duhamel-Noyer livre ici un roman d’une écriture et atmosphère envoûtante, qui explore les « traces que laissent … les rêves de la génération précédente. »

 

Bonne lecture !

Les nouveaux romans de mai 2014

May 16, 2014 | Patrick | Comments (2) Facebook Twitter More...

Joyeuses nouvelles, mesdames et messieurs!

Les romans adultes de la rentrée littéraire de l’hiver arrivent dans nos succursales. Parmi eux se trouvent plusieurs qui ont fait jaser les critiques canadiens et français.


Réparer les vivants de Maylis de KerangalRéparer les vivants de Maylis de Kerangal
À la suite d’un accident d’auto, le jeune Simon est plongé dans un coma avancé. Malgré les efforts des médecins d’urgence, il ne se réveillera jamais. Leur vie subitement en miettes, ses parents seront présentés avec une décision pénible : permettront-ils le cœur de leur fils pour une transplantation cardiaque? Écrit avec « une sensibilité et une intelligence qui forcent l’admiration, » le nouveau roman de Maylis de Kerangal met en scène un drame humain doué d’une « poésie extraordinaire. »

 
Bison de Patrick Grainville Bison de Patrick Grainville
Au début du 19e siècle, George Catlin –portraitiste du nanti philadelphien- croise une délégation d’Indiens en route à Washington. Bouleversé par leur dignité et assurance, il renonce à son quotidien pour voyager le long du Missouri et du Mississippi, à la rencontre de tribus. Son but : raconter leur épopée avec son sa palette et son pinceau, avant que ça soit révolu. Mêlant des éléments biographiques, historiques, et romanesques, Bison est une réussite en tous ces dimensions, selon le chroniquer de Plus on est de fous, plus on lit.  (En prime : Grainville présente son œuvre sur la chaîne française RTL.)

 

Malabourg de Perrine LeblancMalabourg de Perrine Leblanc
Enseveli sous les neiges de l’hiver, le village de Malabourg devient témoin d’une violence terrible : trois jeunes femmes assassinées, les unes après les autres. Le seul témoin des meurtres, Mina se sauve en quittant le bled pour Montréal, tandis que son amant Alexis se dirige vers la France. Ils se retrouveront que des années plus tard, dans un Montréal au seuil du printemps érable. En prime : Perrine Leblanc discute de son roman avec La Presse et Le Devoir.

 

L’amour des hommes de Hélène Rioux L'amour des hommes de Hélène Rioux
Dans ce roman limpide, sensible et intelligent, Rioux jette son talent considérable sur la question de l’amour : sa nature, sa vérité, et ses mensonges. Dans un premier temps, Éléonore retrouve Clément en Corse, avant que la vie de son ancien amant s’achève. Dans un deuxième, elle est en Espagne, dépouillant son journal intime pour se rapprocher du défunt. Au troisième temps, en réfléchissant sur la poème Don Juan de Byron, elle songera à lui de nouveau. Et mâtiné parmi ses réflexions à chaque époque sont des extraits du journal de Clément, où il fait un catalogue (voire l’éloge) de ses nombreuses aventures.


Bonne lecture !

 

Duras durera

April 27, 2014 | Louis | Comments (0) Facebook Twitter More...

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Ce 4 avril, Marguerite Duras aurait eu 100 ans.

 

La Presse, Radio-Canada, et multiples autres ont tenu à souligner ce centenaire, à rappeler aux lecteurs l'immensité de son talent, et son unique voix littéraire au vingtième siècle. Elle a beaucoup écrit ; elle a beaucoup aimé ; elle a beaucoup bu ; et elle a beaucoup influencé la littérature française contemporaine.

En son honneur, et sachant à quel point elle tenait à sa parole, je vous offre quelques citations de Duras elle-même...

4

Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit. (Écrire, 1993)

 

Avec les mots de tout le monde, écrire comme personne.

2

L'histoire de ma vie n'existe pas. Ça n'existe pas. Il n'y a jamais de centre. Pas de chemin, pas de ligne. Il y a de vastes endroits où l'on fait croire qu'il y avait quelqu'un, ce n'est pas vrai, il n'y avait personne. (L'Amant, 1984)

 

Une idée est toujours une bonne idée du moment qu'elle fait faire quelque chose.

5

Je t'oublierai ! Je t'oublie déjà ! Regarde comme je t'oublie ! Regarde-moi ! (Hiroshima mon amour, 1960)

 

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Tout ce qu'on peut savoir quand on ne sait rien, je le sais. (La douleur, 1985)

3

L'alcool a été fait pour supporter le vide de l'univers, le balancement des planètes, leur rotation imperturbable dans l'espace, leur silencieuse indifférence à l'endroit de votre douleur.

 

 

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Les femmes, toutes les femmes ont fait leurs valises pour rien une fois dans leur vie. On le fait pour qu'on vous retienne. (Le marin de Gibraltar, 1952)

 

 

Il faut éviter de penser à ces difficultés que présente le monde, quelquefois. Sans ça, il deviendrait tout a fait irrespirable. (Hiroshima mon amour, 1960)

 

7

 

Je crois que c'est ça que je reproche aux livres, en général, c'est qu'ils ne sont pas libres. On le voit à travers l'écriture : ils sont fabriqués, ils sont organisés, réglementés, conformes on dirait. Une fonction de révision que l'écrivain a très souvent envers lui-même. L'écrivain, alors il devient son propre flic. J'entends par là la recherche de la bonne forme, c'est-à-dire de la forme la plus courante, la plus claire et la plus inoffensive. Il y a encore des générations mortes qui font des livres pudibonds. Même des jeunes : des livres "charmants", sans prolongement aucun, sans nuit. Sans silence. Autrement dit : sans véritable auteur. Des livres de jour, de passe-temps, de voyage. Mais pas des livres qui s'incrustent dans la pensée et qui disent le deuil noir de toute vie, le lieu commun de toute pensée. (Écrire, 1993)

 

6

Les grands récits sur lesquels s'est fondée la modernité sont en voie de desintégration.

 

  8

 

Je crois qu'on ne lira plus, les gens continueront à écrire, mais les gens ne liront plus, la lecture restant l'apanage d'une classe fermée. Je ne voudrais pas être à la place des gens qui vivront après l'an 2000, toutes les conditions sont réunies pour que l'ennui soit vécu dans sa plénitude, l'ennui profond j'ai beau y penser à cette époque et je ne vois que ça, le développement de l'ennui, la recherche vaine d'un évènement.

 

Découvrez Duras à la Bibliothèque de Toronto!

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